Ce qui rend un mot de passe fort
Un attaquant ne « devine » pas votre mot de passe : un ordinateur en teste des milliards par seconde. Face à ça, ce qui compte avant tout, c'est la longueur. Un mot de passe court et compliqué (P@ss12!) tombe plus vite qu'un long et simple à retenir. La complexité fatigue l'humain ; la longueur fatigue la machine.
La phrase de passe. Quatre mots sans rapport — cheval-lampe-7-biscuit — sont faciles à retenir et très longs à casser. Mieux qu'un Jd8!x impossible à mémoriser.
Testez la robustesse
Cet outil estime la solidité d'un mot de passe, dans votre navigateur uniquement (rien n'est envoyé). Il illustre l'effet de la longueur — ne tapez évidemment pas un vrai mot de passe que vous utilisez.
Estimation illustrative. Le vrai risque dépend aussi des fuites de données : un mot de passe déjà volé ailleurs est cassé instantanément, quelle que soit sa longueur. D'où la règle suivante.
À retenir
Priorité à la longueur
Une phrase de passe de 4 mots ou plus, plutôt qu'un charabia court.
Un par site
Jamais le même partout : une fuite sur un site compromettrait tous les autres.
Un gestionnaire
Il retient tout à votre place et remplit les champs. Vous ne mémorisez qu'un seul mot de passe maître.
Un gestionnaire de mots de passe (il en existe des gratuits et libres comme Bitwarden ou KeePass) génère des mots de passe uniques et solides pour chaque site et les saisit pour vous. Couplé à la double authentification (voir le numéro suivant), c'est le duo gagnant.